‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 135 sur 632 · LE MARQUIS, LE DUC · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LE DUC

Le Marquis.

Mon père, l'apparition de cet aventurier vous cause, ainsi qu'à ma mère, des émotions bien violentes. On dirait qu'au lieu d'un mariage compromis, vos existences elles-mêmes sont menacées. La duchesse et sa fille s'en vont frappées...

Le Duc.

Ah ! pourquoi sont-elles venues au milieu de ce débat ?

Le Marquis.

Ce Raoul vous intéresse donc aussi ?

Et toi donc ? Ta fortune, ton nom, ton avenir et ton mariage, tout ce qui est plus que la vie, voilà ce qui s'est joué devant toi !

Le Marquis.

Si toutes ces choses dépendent de ce jeune homme, j'en aurai promptement raison.

Le Duc.

Un duel, malheureux ! Si tu avais le triste bonheur de le tuer, c'est alors que la partie serait perdue.

Le Marquis.

Que dois-je donc faire ?

Le Duc.

Ce que font les politiques : attendre !

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