‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 179 sur 632 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

JOSEPH, LAFOURAILLE, BUTEUX ; puis VAUTRIN. On entend pendant un instant faire prrrrrr.

Joseph.

Allons, bon ! v'ià notre air national2, ça me fait toujours trembler. (Lafour aille entre.) Quiêtes-vous ? (Lafouraille fait un signe.) Un nouveau ?

Lafouraille.

Un vieux.

250 vautrin, ii.

Joseph.

Il est là.

Lafouraille.

Est-ce qu'il attendrait ? il va venir.

Buteux se montre.

Joseph.

Comment, vous serez trois !

Lafouraille, montrant Joseph.

Nous serons3 quatre.

Joseph.

Que venez-vous donc faire à cette heure ? Voulez-vous tout prendre ici ?

Il nous croit des voleurs4 !

Ça se prouve quelquefois, quand on est malheureux ; mais ça ne se dit pas.

Lafouraille.

On fait comme les autres, on s'enrichit, voilà tout !

Joseph.

Mais Monsieur le duc va...

Lafouraille.

Ton duc ne peut pas rentrer avant deux heures, et ce temps nous suffit ; ainsi ne viens pas entrelarder5 d'inquiétudes le plat de notre métier que nous avons à servir...

Buteux.

Et chaud.

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