ACTE II, SCÈNE
Paris, s'il n'est pour rien dans la révolte du Mexique. Inès d'Arjos9 dans le cas contraire dépendrait du roi d'Espagne, il est votre parrain, il vous serait favorable et vous aurez Inès.
Ferdinand.
La princesse est majeure dans quelques jours, mon père.
Le Duc.
Mais ses biens sont en Espagne.
Ferdinand.
Les trésors de son père, de son oncle sont ici, le Roi ne peut lui ravir ses titres ; si elle se marie à son gré, la princesse ne tardera pas à se faire pardonner un mariage d'amour.
Le Duc.
Eh ! bien, sachez la disputer, mon fils.
Ferdinand.
Eh ! le puis-je quand ma mère est contre moi ? n'avez-vous pas été témoin de l'accueil que la duchesse a fait à ce Raoul de Frescas, elle est restée avec Inès et lui sur le même divan pendant deux heures... Un ennemi mortel n'eût pas fait mieux !... elle a si bien servi la passion de la princesse qu'elles se sont prises l'une pour l'autre d'une telle amitié...
Le Duc.
Monsieur, ne jugez pas votre mère, ses intentions sont sans doute excellentes ; un lieutenant dans la maison rouge doit savoir d'ailleurs vaincre tous les obstacles, vous êtes de service, j'obtiendrai une permission afin que vous puissiez vous trouver ce soir avec la princesse d'Arjos. Elle ira dans trois ou quatre maisons, ces étrangers nous fêtent comme si nous étions chez eux10...
Ferdinand.
Ne puis-je avant d'aller au château prier ma mère de m'être moins défavorable, Inès doit la venir voir ce matin.
26 vautrin, i.
Le Duc.
Demandez si elle est visible ?...
Le marquis frappe à la porte.
Ferdinand.
C'est votre fils, ma mère11.