‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 181 sur 632 · acte v, scène · texte numérisé non relu

acte v, scène

Lafouraille.

Ton consentement n'est pas à toi.

Nous l'avons pris. Vois-tu, mon ami13, quand le vin est tiré...

Joseph.

S'il est mauvais, il ne faut pas le boire.

Vautrin.

Ah ! tu refuses de trinquer avec moi ? Qui réfléchit calcule, et qui calcule trahit.

Joseph.

Vos calculs sont à faire perdre la tête.

Vautrin.

Assez, tu m'ennuies ! Ton maître doit se battre demain. Dans ce duel, l'un des deux adversaires doit rester sur le terrain ; figuretoi que le duel a eu lieu, et que ton maître n'a pas eu de chance.

Buteux.

Comme c'est juste !

Lafouraille.

Et profond ! Monsieur remplace le Destin.

Joseph.

Joli état !

Buteux.

Et pas de patente à payer.

Vautrin, à Joseph.

Tu vas les cacher.

Joseph.

Où?

254 vautrin, ii.

Vautrin.

Je te dis de les cacher. Quand tout dormira dans l'hôtel, excepté nous, fais-les monter chez le mousquetaire. (A Buteux et à Lafouraille.) Tâchez d'y aller sans lui : vous serez deux et adroits ; la fenêtre de sa chambre donne sur la cour. (Il lui parle à V oreille.) Précipitez-le, comme tous les gens au désespoir14. (Il se tourne vers Joseph.) Le suicide est une raison, personne ne sera compromis15.

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