prologue, scène
Paméla.
Vous allez retourner à la loge, en bas, vous direz à Joseph qu'il ne sait ce qu'il dit, que vous avez fouillé partout, qu'il n'y a personne ici ; vous le renverrez, vous me laisserez sortir avec le jeune homme et vous garderez le plus profond secret sur tout ceci.
Monsieur Giraud.
Malheureuse, pour qui prends-tu ton père ? A la fin moi je vais me fâcher... Car, le vrai mot de ceci... c'est une infamie120...
Madame Giraud.
Parlez, Monsieur Giraud121 !
Monsieur Giraud.
(Paméla lui montre les cinquante mille francs.)
Oh... mais... Paméla, ma bonne, dis donc Madame Giraud elle a peut-être ses raisons pour nous demander ce petit service122.
Kaisons, vous voilà bien, père Giraud. Si Ton vous écoutait, vous laisseriez votre fille devenir une... (Paméla montre les billets à sa mère.) Oui, Giraud, tu as raison. Paméla me semble un ange, une fille accomplie. ( A Paméla.) Tu me diras ce que cela signifie123 !
Paméla.
Je te l'écrirai, sois sûre que je ne ferai rien contre l'honneur.
Monsieur Giraud.
Paméla, combien y a-t-il ? Comment as-tu...
Paméla.
Chut !...
Madame Giraud.
Allons Giraud, laissons-la, comme elle le dit124, elle est majeure.
298 pame la giraud.
Monsieur Giraud.
Elle a ses raisons.
Madame Giraud.
Elle a beaucoup de raison pour son âge.