‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 233 sur 632 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

ment de voir entrer la police, à preuve que j'ai pris Monsieur Jules pour un voleur, et je lui en fais mes excuses...

Duprè.

Bien mon enfant, moi alors je prendrai la parole. Monsieur le président voulez-vous demander au témoin si depuis le temps de sa liaison avec Jules Rousseau, il n'est pas constamment venu la voir34. (Il se met à la place du président.) Vous avez entendu la question ?

Paméla.

Je ne voudrais pas répondre devant l'auditoire...

Duprè.

Monsieur le président pourrait recevoir cette déposition à huis clos. Le huis clos pourrait nuire davantage au témoin dont, Messieurs, les jurés apprécieront la situation. Approchez-vous.

Paméla.

Messieurs, Monsieur est venu me voir tous les jours35, et m'a paru n'être occupé que de moi qui résistais36 aux offres d'une personne que je connaissais trop peu37.

Duprè.

Un juré. A quelles heures venait-il vous voir.

Le soir, pour que mon père et ma mère ne le vissent pas et comme je lui faisais observer qu'il me perdait, il me dit qu'il était censé aller au second chez Madame Lecamus38.

Duprè.

Était-il chez vous tous les soirs ?

Paméla.

Quand39 il ne venait pas le soir, sur les neuf heures, il venait plus tard.

DUPRÈ.

Pouvez-vous affirmer qu'il est venu le 24 août40.

Paméla.

J'en suis sûre, Monsieur, c'est le jour de ma fête, je me nomme Caroline Paméla et il n'a pas manqué de m'apporter un bouquet...

Duprè.

Il sera sauvé, bien, mon enfant. (Il V embrasse au front.)

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