‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 24 sur 632 · acte ii, scène · texte numérisé non relu

acte ii, scène

Raoul.

Si de graves intérêts qui m'appelaient ici...

La Duchesse de Montsorel [, à part].

Imprudent !...

Raoul.

Exigent que Madame la duchesse me consulte, elle me fera l'honneur de venir chez moi.

Le Marquis.

Ma mère chez vous !...

Raoul.

Monseigneur me ferme sa maison, je suis le précepte de l'Évangile en ouvrant la mienne à la famille de Montsorel.

Le Marquis.

Elle y viendra, Monsieur Raoul.

Raoul.

De Frescas, s'il vous plaît.

Le Marquis.

Il ne me plaît pas.

La Duchesse de Christoval, à Inès.

Venez ma fille. (A la duchesse de Montsorel.) Adieu, Madame, comment souffrez-vous un pareil débat ?

La Duchesse de Montsorel.

Vous saurez mes raisons, Madame. ( A part.) Brave et fier, c'est mon fils. (A Raoul.) Monsieur, j'irai chez vous.

Le Duc.

Mais nous allons sortir.

34 vautrin, i.

La Duchesse [de Montsorel].

Il me faut des explications que vous seul pouvez me donner. (Bas.) Vous êtes en danger, de la prudence. (Raoul lui baise les mains.)

Raoul.

Je suis désespéré, Madame, d'avoir eu si peu de succès. (Il regarde le marquis.) Les rivaux sont devenus des adversaires.

Le Marquis.

Dites, Monsieur, des ennemis.

Raoul.

J'accepte.

Le duc de Montsorel reconduit la duchesse de Christoval.

Inès prend le bras de Raoul au lieu de celui du marquis qui Va offert19.

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