‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 244 sur 632 · LES MÊMES, JULES ROUSSEAU, MADAME ROUSSEAU10, LES DEUX DOMESTIQUES · texte numérisé non relu

LES MÊMES, JULES ROUSSEAU, MADAME ROUSSEAU10, LES DEUX DOMESTIQUES

Jules Rousseau.

Enfin me voici rendu à la liberté.

Antoine.

Vous permettez, Monsieur et Madame, que nous voyions Monsieur Jules.

Justine.

C'est comme le retour de l'enfant prodigue.

Jules Rousseau.

Ah, mon pauvre Antoine, tu t'es bien montré, ta déposition a confirmé celle de mon bon ange11, de Paméla. Mon père, et vous, ma tante, vous ne l'oublierez pas.

Monsieur Rousseau.

Antoine, il mourra à notre service, il sera sur mon testament... Enfin, fais-moi souvenir, Antoine, que je te promets deux cents francs de rentes...

Mademoiselle du Brocquard.

Toujours des sacrifices.

Enfin le voilà, mon enfant, non je ne suis pas encore remise de ma joie...

Justine.

Monsieur ne paraît pas avoir souffert...

Jules Rousseau.

Mon brave Antoine, j'aurai soin de toi...

Mademoiselle du Brocquard.

Ton ami, Monsieur Adolphe Durand, s'est bien conduit...

Jules Rousseau.

Oui, mais mon sauveur, mon ange gardien est la pauvre Paméla12, quelle grâce malicieuse ; comme elle a compris sa situation et la mienne. Et combien elle était belle !... oh elle rayonnait... Quel dévouement...

Mademoiselle du Brocquard.

Un dévouement qui coûte cinquante mille francs.

Jules Rousseau.

Elle a demandé cinquante mille francs... Et moi qui pendant trois jours et trois nuits de prison ai cru qu'elle m'aimait.

Madame Rousseau.

Elle ne te hait pas, mais il faut lui rendre justice, ma sœur...

Justine.

Hein, les Giraud ne se sont pas laissé surprendre dans les feux de file...

Antoine.

On dit embêter dans les feux de file.

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