‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 250 sur 632 · PAMÉLA, JULES ROUSSEAU · texte numérisé non relu

PAMÉLA, JULES ROUSSEAU

Jules Rousseau [, à part].

J'aimerais autant à me retrouver sur le banc des accusés. Être le gendre d'un portier, au lieu d'être celui d'un pair de France !

Paméla.

Monsieur Jules...

Jules Rousseau.

Ma chère Paméla...

Paméla.

Que je ne sois pas un sujet d'embarras pour vous, j'ai cru que vous m'aimiez autant que je vous aimais, je me suis trompée, et37...

Jules Rousseau.

Non, mon enfant, non vous ne vous trompez point, je vous aime encore38, mais je risquais ma vie pour39 obtenir Mademoiselle de Vassy, pour contenter l'ambition de ma famille et, si vous le voulez, pour satisfaire ma vanité40. J'espérais41 être un jour pair de France, moi fils d'un négociant enrichi. Voilà la vérité, je vous ai rencontrée et je vous ai aimée.

Paméla.

Là bien vrai...

Jules Rousseau.

Il me semble, ma chère Paméla, que je suis sincère... et42 vous l'allez voir... En vous aimant, je n'ai jamais songé à faire de vous ma femme.

Paméla, à part.

Je l'attendais là43... (Haut.) Ainsi quand vous me proposiez d'aller nous marier à frète là graine44.

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