acte iv, scène
Jules Rousseau.
Écoutez ; ma tante et ma mère sont généreuses, et si vous m'en croyez, vous pourrez avoir d'elles une très-jolie dot, comme soixante à quatre-vingt mille francs. Avec quatre-vingt mille francs, une jeune et jolie fille peut encore trouver un beau parti, vous pouvez être la femme d'un huissier, d'un commissairepriseur, d'un notaire en province... Et, croyez-moi, vous seriez heureuse61.
Paméla.
Monsieur62, je sais que les plus beaux sentiments ne peuvent pas rendre nos conditions égales63, notre mariage est une récompense64 que je n'ai point ambitionnée... mon Dieu, que venais-je chercher... un plaisir, celui de vous sentir heureux, d'être aimée par votre famille... Je n'y ai trouvé que les embarras de la reconnaissance, l'argent pour la solder et chez vous, du calcul là où j'eusse été satisfaite, heureuse du moindre élan... Je retourne au travail, à ma modeste destinée, poursuivez votre brillante carrière... Adieu.
Jules Rousseau.
Vous ne voulez point de dot ?
Paméla.
Non. Estimerais-je beaucoup un homme qui me prendrait65 à cause d'une fortune acquise par mes aveux...