‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 280 sur 632 · LES PRÉCÉDENTS, JULES ROUSSEAU, PAMÉLA · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, JULES ROUSSEAU, PAMÉLA

Jules Rousseau.

Eh bien, ma chère mère, ma tante, tout est-il bien convenu.

Duprè.

Tout est rompu.

Rompu et pourquoi...

Parce que Paméla n'a que cent mille francs de dot...

Monsieur Rousseau.

Rompu, mon fils, parce que rien ne nous semble convenable dans cette alliance.

402 pamela giraud.

Paméla.

Eh bien, que vous disais-je ?... Oh Madame, moi que vous avez tout à l'heure nommée votre fille !... on n'accoutume pas son cœur à descendre de toute la hauteur de ses espérances dans le néant, et à en remonter pour les perdre encore...

Jules Rousseau.

Ma mère, elle est charmante, elle a pris82 les meilleures83 manières ne vous refusez pas à me rendre heureux...

Madame Giraud.

Ma fille, vous n'entrerez pas dans une famille semblable.

Joseph Binet.

Me voici, moi, Mademoiselle, je n'ai jamais varié d'opinion sur votre compte, et si vous vouliez...

Paméla.

Mais, mon garçon, je ne t'aime pas, et je préfère rester malheureuse...

Jules Rousseau.

Mon père...

Monsieur Rousseau.

Demande raison à Monsieur qui s'est joué de ta famille, de ton vieux père...

Eh bien, mon père, dussé-je perdre vos bonnes grâces, dût ma tante me priver de son héritage, Paméla sera ma femme, si elle y consent.

Monsieur Rousseau.

Je dénaturerai mon bien.

Mademoiselle du Brocquard.

Je me marierai !

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