‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 281 sur 632 · acte v, scène · texte numérisé non relu

acte v, scène

Monsieur Rousseau.

Je donnerai ma fortune à ses enfants...

Joseph Binet.

Oh la vieille Sybille84 en aurait...

Jules Rousseau.

Retirez-moi tout, si Paméla...

Monsieur Giraud.

Elle aura toujours cent mille francs...

Monsieur Rousseau.

A la Bourse.

Duprè.

Je les lui donne, moi !... Monsieur... car elle est devenue ma fille d'adoption. En toute circonstance, elle a été noble, grande et sage... Je n'aurais peut-être pas si bien rencontré dans une véritable fille...

Mademoiselle du Brocquard.

Si Monsieur veut lui assurer sa fortune au contrat.

Duprè.

Toujours la fortune. Vous étiez bien prodigue de la vôtre. Votre enfant est sauvé, donnez toutes85 vos moitiés de fortune à Paméla, elle sera riche.

Monsieur Rousseau.

L'avocat est de bonne foi. C'est le premier. Monsieur, je consens à l'union de ces enfants, à la condition que Monsieur et Madame Giraud vivront dans une de nos terres.

Madame Giraud.

M'enterrer à mon âge.

404 pame la giraud.

Paméla.

Ma mère, je viendrai vous voir si souvent.

Monsieur Giraud.

Il faut bien faire un sacrifice. Si mes domestiques n'ont pas de cannes, ma femme, nous aurons des canards...

Paméla.

Rien ne vous manquera.

Joseph Binet.

Et moi !...

Duprè.

Toi, mon garçon, tu as un bon cœur, et je ne t'oublierai pas, je finirai par te marier aussi, et je veillerai à ton établissement.

Joseph Binet.

Il n'y a pas deux Paméla.

Duprè.

Non, mais les Binet ne doivent pas avoir une trop grande ambition86.

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