‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 296 sur 632 · acte i, scène · texte numérisé non relu

acte i, scène

Anatole.

Qu'avons-nous à craindre31 ? Richard est plus que jamais digne de son nom de cœur d'épongé ; voici quinze jours qu'il n'a cessé32 de boire pour s'étourdir sur les malheurs de la République33. S'il se plaignait trop on le coffrerait34 comme conspirateur.

Verville.

Avoue Anatole que c'est cependant presque une défaite que de ne pouvoir obtenir cette petite faubourienne35 qu'en simulant un mariage.

Nous n'avons pas indiqué les moyens...

Marignac, à fart.

Tais-toi donc ! (Haut.) Oui nous avons purement et simplement parié qu'Anatole qui avait tant de succès auprès des femmes à la mode ne les devait qu'à leur corruption et36 qu'il échouerait auprès d'une petite fille simple et naturelle et37 c'est lui qui a dit : comme celle-ci ! en montrant une jolie créature qui passait38.

Firmin.

Elle ne passait pas, elle était occupée à soutenir son père qui n'allait pas plus droit...

Anatole.

Que nous, car nous nous étions grisés au cadran bleu39 pour oublier les malheurs de la patrie...

Firmin.

Comme si ces gens-là avaient une patrie ! il n'y a que les patriotes qui ont une patrie40.

Anatole.

Vous permettez41.

Verville.

Comment donc.

Anatole sort.

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