‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 340 sur 632 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

FAUSTINE, DON FRÉGOSE

Don Frégose.

Madame, vous risquez de prendre un rhume, il fait ici trop frais...

Faustine.

Venez ici, Monseigneur. Vous avez foi, dites-vous, en moi ; mais vous mettez Monipodio sous mes fenêtres. Cette excessive prudence n'est pas d'un jeune homme et doit irriter une honnête femme. Il y a deux sortes de jalousies : celle qui fait qu'on se défie de sa maîtresse, et celle qui fait qu'on se défie de soi-même ; tenez-vous-en à la seconde45.

Don Frégose.

Ne couronnez pas, Madame, une si belle fête par une querelle que je ne mérite point.

Monipodio, par qui vous voyez tout dans Barcelone, était-il sous mes fenêtres, oui ou non, répondez sur votre honneur de gentilhomme46 ?

Don Frégose.

Il peut se trouver aux environs, afin d'empêcher qu'on ne fasse un méchant parti dans les rues à nos joueurs.

Faustine.

Stratagème de vieux général ! Je saurai la vérité. Si vous m'avez trompée, je ne vous revois de ma vie.

Elle le laisse.

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