‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 361 sur 632 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

mille écus d'or ? Être propriétaire, avoir sa maison, sa servante, son cheval, sa femme, ses revenus, être protégé par15 la Sainte- Hermandad, au lieu de l'avoir à16 ses trousses, que faut-il faire ?

Avaloros.

M'aider à réaliser un contrat à l'avantage réciproque de ton maître et de moi.

Quinola.

J'entends ! le boucler. Tout beau, ma conscience ! Taisez-vous, ma belle, on vous oubliera pour quelques jours, et nous ferons bon ménage pour le reste de ma vie17.

Avaloros, à Sarpi.

Nous le tenons.

Sarpi, à Avaloros.

Il se moque de nous ! il serait bien autrement sérieux.

Je n'aurai sans doute les deux mille écus d'or qu'après ^signature du traité.

Sarpi, vivement.

Tu peux les avoir auparavant18.

Quinola.

Bah ! (Il tend la main.) Donnez ?

Avaloros.

En me signant des lettres de change... échues.

Quinola.

Le Grand- Turc ne présente pas le lacet avec plus de délicatesse.

Sarpi.

Ton maître a-t-il son vaisseau ?

QUINOLA

Valladolid est loin, c'est vrai, monsieur le secrétaire ; mais nous y tenons une plume qui peut signer19 votre disgrâce.

Sarpi.

Je t'écraserai.

Quinola.

Je me ferai si mince que vous ne pourrez pas.

Avaloros.

Eh ! maraud20, que veux-tu donc ?

Quinola.

Ah ! voilà parler d'or.

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