‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 366 sur 632 · acte ii, scène · texte numérisé non relu

acte ii, scène

Faustine.

Eh ! Monseigneur, vous tirez plus de parti de vos cheveux blancs qu'un jeune homme ne le ferait de la plus belle chevelure, et vous y trouvez plus de raisons que de... (Elle rit.) Quittez donc cet air fâché.

Don Frégose.

Puis-je être autrement en vous voyant vous compromettre, vous que je veux pour femme ! N'est-ce donc rien qu'un des plus beaux noms de l'Italie à porter ?

Faustine.

Le trouvez-vous donc trop beau48 pour une Brancador ?

Don Frégose.

Vous aimez mieux descendre jusqu'à un Fontanarès.

Faustine.

Mais s'il peut s'élever jusqu'à moi ? quelle preuve d'amour ! D'ailleurs49, vous le savez par vous-même, l'amour ne raisonne point.

Ah ! vous me l'avouez.

Faustine.

Vous êtes trop mon ami pour ne pas savoir le premier mon secret.

Don Frégose.

Madame !... oui, l'amour est insensé ! je vous ai livré plus que moi-même !... Hélas ! je voudrais avoir le monde pour vous l'offrir. Vous ne savez donc pas que votre galerie de tableaux m'a coûté presque toute ma fortune ?

Faustine.

Paquita.

Don Frégose.

Et que je vous donnerais jusqu'à mon honneur.

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