M2 : Quand je n'aurai
E1 : Moi, quand je n'aurai
40. Allusion à l'histoire de Pierre Coignard, condamné aux galères en 1801, évadé après un séjour de 4 ans à Toulon, et passé en Espagne, d'où il revient avec l'identité du comte de Sainte-Hélène, mort là-bas. Devenu chef de bataillon il suivit Louis XVIII à Gand et fut récompensé de sa fidélité par le grade de lieutenant-colonel de la légion de la Seine. Il fut démasqué en 1819 et condamné aux travaux forcés à perpétuité. Si l'on se souvient que l'action de la pièce se situe en 1816, il faut soit penser que Balzac commet un anachronisme, soit imaginer que Vautrin, Lafouraille et consorts sont en 1816 en cheville avec le faux comte de Sainte-Hélène, qui profitait de sa situation pour faire mettre au pillage les maisons où il était reçu. (Cf. aussi plus haut, la note 21 de la p. 142, et ci-dessous, note 44 de la p. 200.) Signalons que Balzac fait allusion à ce personnage dès le Père Goriot. (FC, t. 9, p. 437.)
Page 199.