M2 : M. de St-Charles
65. M2 : Cette réplique est dite par Lafouraille. Les trois dernières de cette scène n'en font alors qu'une. En jargon cela donne : s'est à lire qu'il goûde tafantache
66. Walter Scott Hastings propose comme source de cette scène un passage des Mémoires de Vidocq (t. II, pp. 137 et sq.) où l'on voit le policier, déguisé en domestique allemand, jargonner comme Lafouraille. (The drama of Honoré de Balzac, p. 69.) Mais il convient de noter : 1° que Balzac a pu trouver cette idée dans la Mère coupable de Beaumarchais, qui lui a fourni bien des détails (acte III, scène 8, entre Guillaume et Figaro) ; 2° qu'il a doté, dès 1838, Nucingen d'un tel jargon ; 3° que dans la première version il n'a pas utilisé ce procédé et qu'il n'est pas exclu qu'il lui ait été suggéré durant les répétitions par Frederick Lemaître...