‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 616 sur 632 · Var. : endormi le grand homme et amené l'enfant · texte numérisé non relu

Var. : endormi le grand homme et amené l'enfant

48. Le texte de Balzac n'est pas très clair, surtout pour un auditeur, au théâtre. L'adaptateur de 1863 l'a heureusement explicité. « Voici donc l'heure à laquelle ont tendu tous mes efforts depuis quatorze mois. Dans quelques moments, Fontanarès verra Marie à jamais perdue pour lui, il me verra maîtresse de sa destinée. Nous avons endormi le génie et amené l'homme à la veille de son expérience les mains vides. Le voilà bien à moi comme je le voulais ! à moi ? est-ce bien vrai ? vais- je enfin recueillir le fruit de cette lutte désespérée ? Revient-on du mépris à l'amour ! Non, jamais ! L'abîme qui les sépare, il faut le combler par un autre sentiment, fût-ce par la haine. Qu'il me haïsse donc, mais qu'il apprenne ce que j'ai fait contre lui pour l'arracher à une autre ! Qu'il sache enfin combien en déchirant son cœur, j'ai torturé le mien. A la profondeur de nos blessures, il pourra mesurer la profondeur de mon amour. Oh ! mieux vaut mille fois la haine que le mépris. La haine n'est pas le contraire mais l'envers de l'amour. Il saura tout, je me ferai haïr... Il finira par m'aimer. »

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