LES SAINTS PÈRES NE DOIVENT PAS ÊTRE SI FACILEMENT BLAMES
(T. V, p. 480; Troisième lettre à M. Vessière la Crose.)
L'on peut dire, sur l'usure, que s'il est permis de partager le gain avec ceux à qui on prête pour les faire gagner, il n'est point juste d'accabler des personnes misérables qui empruntent pour vivre. Je suis de la partie contre ceux qui s'émancipent de maltraiter les Pères en toute occasion, et particulièrement au sujet de leurs invectives contre l'usure. Le mépris des Pères, poussé à outrance, rejaillit sur la religion chrétienne; et si elle n'a jamais eu de propagateurs véritablement pieux et éclairés, quelle opinion doit-on en avoir?