‹ Œuvres complètes de M. Émery, supérieur-général de Saint-SulpiceChapitre 344 sur 454 · COMPARAISON, EN UN POINT, DE LA THÉOLOGIE ET DE LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

COMPARAISON, EN UN POINT, DE LA THÉOLOGIE ET DE LA MÉDECINE

(T..II, Lettre^au P. Bouvet, p. 262.)

La médecine est la plus nécessaire des sciences naturelles; car, de même que la théologie est le plus haut point de la connaissance des choses qui regardent l'esprit, et qu'elle renferme la bonne morale et la bonne politique, on peut dire que la méde-

cine aussi est le plus haut point, et comme leiruit principal des connaissances du corps par rapport au nôtre. Mais toute la science physique, et la-médecine même a pour dernier but la gloire de Dieu et le bonheur suprême des hommes; car en les conservant, elle leur donne le .moyen de travailler à la gloire de Dieu.

MYSTIQCES.

(T. VI, p. 211, Lettre à M. Bourguel.)

Je ne méprise presque rien, excepté l'astrologie judiciaire et tromperies semblables. Je ne méprise pas même les mystiques : leurs pensées sont le plus souvent confuses; mais comme ils se servent ordinairement de belles allégories ou images qui touchent, cela peut servir à rendre les vérités plus recevantes, pourvu qu'on donne un bon sens à ces pensées confuses.

Théologie mystique.

(T. Y, p. 555, Epist. ad Bierlingium.)

On a très-bien dit que la véritable piété n'ôte point l'usage de la raison, et qu'au contraire elle la perfectionne. Mais je ne conclurais point de là, qu'il faille rejeter toute la théologie mystique. Cette dernière théologie est à la théologie ordinaire à peu près ce qu'est la poésie à l'éloquence, c'està-dire elle émeut davantage : mais il faut des bornes et de la modération en tout.

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