‹ Œuvres complètes de M. Émery, supérieur-général de Saint-SulpiceChapitre 385 sur 454 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Conduite de l'Eglise dans la réunion des Grecs schismatiques.

La réunion des Grecs dans le concile de Lyon et dans celui de Florence, la paix accordée par le Pape Nicolas V à l'antipape Félix V et à ses sectateurs, sont presque les seuls grands événements qui , jusqu'au schisme d'Angleterre, aient fourni à l'Eglise l'occasion de manifester sa discipline et ses principes dans la réconciliation des héré-

(15) Qiiod vero de sacerdeuibus itilerrogislis, placet noliis, m impraesenharum, tum profiler populorum lurbationes, lum etiani propier bonoiuni înupiam ...pro tempoit îïgoiem cancuiiauii leuipe-

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OEUVRES COMPLETES DE M. EMt-RY.

tiques et des scliismatiques; el l'on voit que cette discipline n'avait point, dans cet intervalle, éprouvé de variation.

Personne n'ignore que les Grecs ont rompu la communion avec les évoques de Home, et ne reconnaissent point sa primauté; qu'il est cependant de foi catholique que l'Eglise romaine est le centre de la communion ecclésiastique, et que ses évoques ont une primauté d'honneur et de juridiction dans toute l'Eglise ; qu'ainsi les Grecs sont à la fois scliismatiques et hérétiques : or, dans le concile général de Lvon, assemblé principalement pour la réunion des Grecs, et dans toutes les conférences ou négociations relatives à ce grand objet, qui ont suivi ou précédé le concile, a-ton jamais proposé aux évoques d'autre condition que celle de souscrire à quelques points Je doctrine et de reconnaître la primauté du Pape ?

Dans le concile de Florence, soit avant, soit après que l'acte de réunion eut été signé, leur dénonça-l-on quelque pénitence canonique comme un préliminaire nécessaire? et leur fut-il défendu de célébrer les saints rojslères jusqu'à ce qu'elle lut accomplie? Non, sans doute, on n'y pensa seulement pas.

L'empereur de Conslantinople, qui était à la tête de ses évêques, proposa que le lendemain de la séance où l'union fut consommée, les évêques grecs offrissent solennellement les saints mystères en présence du Pape, des cardinaux et de tous les évêques latins. Le Pape y consentait,, sous la condition seulement qu'il serait instruit auparavant de tous les rites que les Grecs observaient dans leur liturgie; niais il ne dit point qu'ils n'étaient pas encore dignes de remplir un aussi saint ministère ; et la preuve qu'il en jugeait différemment, c'est qu'il proposa que, pour reconnaître facilement tous leurs rites et s'assurer qu'ils ne renfermaient rien de véritablement irrégulier, un évêque grec célébrerait en particulier les saints mystères:

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