‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 146 sur 347 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BRUTUS, CASSIUS, PORCIUS-CATON, MESSALA, STATILIUS, ROMAiiis.

BRUTUS

Fils de Caton, Albin, Statilius, Labéon, Messala, Straton, Lucilius, Vous, à qui la patrie, à qui les lois sont chères. Vous de qui la vertu, digne encor de nos pères. Ranime de l'Etat les débris expirans; Nos yeux viennent de voir un ami des tyrans. Agrippa s'est flatté de parler à des traîtres : On nous laissait le choix de ramper sous trois maîtres. Ou d'oser avec eux partager l'Univers :

a3o BRUTUS ET CASSIUS.

Nous avons rejeté la puissance et les fers. Vousnenoasblâmez point?

PORCIUS

Nous voulonstous vous suivre:

Nous voulons oomme vous agir, penser ei vivre.

CASSIUS

Ainsi, l'État diangé, vous n'attendez plus rien?

STATILIUS

Je t'en fris le serment

PORCIUS

Nous le jurons.

CASSIUS

Eh bien, Conservez dans vos cœurs ces sennens respectables, Et marchons. Les tyrans ne sont plus redoutables. Les craintes sont pour eux, pour eux tout le danger: La gloire est pour nous seuls.

STATILIUS

Et qui pourrait songer A survivre un moment aux ruines publiques, A servir, à ramper sous des lois tyranniques ?

PORCIUS

Ah! tout doit imiter l'exemple de Bnitus.

STATILIUS

Sans doute : et, de nos chefs si j'aime les vertus, Si je veux, si je dois respecter leur prudence. Je ne suis qu'un soldat, j'espère en ma vaillance: U faut vaincre ou mourir; c'est la loi des grands coeurs;

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