SCÈNE V
BRUTUS, CASSIUS, PORCIUS-CATON, MESSALA, STATILIUS, ROMAiiis.
BRUTUS
Fils de Caton, Albin, Statilius, Labéon, Messala, Straton, Lucilius, Vous, à qui la patrie, à qui les lois sont chères. Vous de qui la vertu, digne encor de nos pères. Ranime de l'Etat les débris expirans; Nos yeux viennent de voir un ami des tyrans. Agrippa s'est flatté de parler à des traîtres : On nous laissait le choix de ramper sous trois maîtres. Ou d'oser avec eux partager l'Univers :
a3o BRUTUS ET CASSIUS.
Nous avons rejeté la puissance et les fers. Vousnenoasblâmez point?
PORCIUS
Nous voulonstous vous suivre:
Nous voulons oomme vous agir, penser ei vivre.
CASSIUS
Ainsi, l'État diangé, vous n'attendez plus rien?
STATILIUS
Je t'en fris le serment
PORCIUS
Nous le jurons.
CASSIUS
Eh bien, Conservez dans vos cœurs ces sennens respectables, Et marchons. Les tyrans ne sont plus redoutables. Les craintes sont pour eux, pour eux tout le danger: La gloire est pour nous seuls.
STATILIUS
Et qui pourrait songer A survivre un moment aux ruines publiques, A servir, à ramper sous des lois tyranniques ?
PORCIUS
Ah! tout doit imiter l'exemple de Bnitus.
STATILIUS
Sans doute : et, de nos chefs si j'aime les vertus, Si je veux, si je dois respecter leur prudence. Je ne suis qu'un soldat, j'espère en ma vaillance: U faut vaincre ou mourir; c'est la loi des grands coeurs;