ACTE II, SCÈNE V. a3i
C'est la vôtre , Romains; nous reviendrons Vain^ileurs.
BRUTtJd.
Ton ardeur est illustre, et convient à tôfa àgër ' - Dans les jeunes guerriers j aime un bouillant courage. Je ne vois parmi nous plus d'esprits incertains : Le ciel va prononcer; Home est toute en nos mains.
( Bmtiis et tous les Romains tirent Tépée. )
Vous , dont la majesté ne fut point asservie ,
Vous, de qui le trépas éternise la vie,
Vous, guerriers , dont l'Afrique en ses déserts affreux
Étale avec respect les débris généreux;
Guerriers dignes d'envie; et vous, proscrits augustes.
Vous, mortels vraiment grands, héros libres et justes,
Demi-Dieux des Romains ; cendres de Cicéron ,
Mânes du grand Pompée et du divin Caton ;
Vous tous, dont les revers, consacrés à la gloire,
Ont de l'usurpateur éclipsé la victoire.
Oh! si, de votre olympe auguste et radieux,
Séjour où la vertu repose au sein des Dieux ,
Oh! si vous présidez aux actions humaines.
Si vos regards sacrés descendent sur ces plaines.
Appuis du nom romain qui n'est plus respecté.
Si vous aimez encor la sainte liberté.
Nos bras se sont armés et pour vous et pour elle;
Voyez quels défenseurs restent à sa querelle ;
Voyez vos compagnons , vos amis , vos enfans ;
Guidez-les au combat, rendez-les triomphans;
Ou bien, si Jupiter autrement en ordonne.
a3a BRUTUS ET CASSIUS.
Qu'à ces tyrans du moins aucun ne s'abandonne; Et y puisque mourir libre est un destin si beau, Que de tous les Romains ces champs soient le tombeau!