‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 158 sur 347 · PISON, CNÉIUS · texte numérisé non relu

PISON, CNÉIUS

^N ne ta point donné d'infidèles avis; Pifion de retour embrasse enoor son fils, palais de César, quand le jour luit k peine , conçois aisément l'intérêt qui m'amène, pourquoi, sans témoins, je veux tf entretenir r la mort de son fils et sur mon avenir. i vu Germanicus expirer en Syrie; sort prématuré l'enlève à la patrie :

ae me traitait plus qu'en soldat révolté, nos dissensions n'ont que trop éclaté.

. fîii tous les chemins où sa veuve Agrippine ringt cités en pleurs demandait ma ruine : ' les mers de Toscane^ hier avant la nuit.

a5o TIBERE.

Jusqu'aux bouches du Tibre un vaisseau m'a conduit

Je suis enfin dans Rome, et je viens me défendre.

Agrippine au sénat s'est-elle fait entendre?

Et déjà les Romains, par la haine animés ^

Sèment-ils contre moi des bruits envenimés?

Que disent l'empereur et sa mère Livie?

Séjan même avec eux menace-t-il ma vie ?

Et de Germanicus tous les persécuteurs

De son ombre aujourd'hui sont-ils les protecteurs?

Parle, ô mon cher Cnéius.

CNÉIDS.

Agrippine attendue Aux désirs des Romains n'est pas encor rendue.

PISON

Ciel!

Mais, aujourd'hui même, elle doit en ces lieux

Apporter d'un époux les restes glorieux.

pisorr.

Que m'apprends-tu ?

Gif £1 us.

Séjan, ce ministre fidèle.

Pour l'observer, sans doute, est envoyé près d'elle.

PISOIf.

Et Tibère , Livie ?

CNÉIUS

Hélas! avant ce jour, Cnéius, vous le savez, ignorait leur séjour. Le besoin de revoir et d'embrasser mon père

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