ACTE II, SCÈNE I
Qui poursuit les héros , et sourit au vulgaire.
Le bonheur des humains iiit sa félicité;
Il recueillit vivant son immortalité.
Comme lui , sur le sort remportez la victoire :
La Grèce a consacré ces temps de votre gloire
Oîi, par rheureux CËdipe arrachés au trépas,
Les Thébains à ses pieds déposaient des États.
Antigone vous reste; oubliez auprès d'elle
Les maux dont vous chargea la fortune infidèle ;
C'est une longue nuit qui remplace un beau jour :
Habitez, protégez, consacrez ce séjour.
Et vous, de ses malheurs compagne aimable et chère,
Vous, ô fille héroïque, et digne d'un tel père,
Vous, qui serez un jour, dans la postérité.
L'honneur de votre sexe et de l'humanité,
CËdipe est sous ma garde; et, si Thèbes l'exile.
Au sein de mon empire il a le droit d'asile.
Mes amis désormais sont devenus les siens;
Et tous ses ennemis se déclarent les miens.
Vieillards, je vais me rendre au temple de Neptune:
D'Œdipe et de sa fille honorez l'infortune,
Remplissez les devoirs d'un peuple généreux.
Et que, toujours présent, mon nom veille sur eux.
(Ilsort.)
4o8 ŒDIPE A COLONE.