ŒDIPE, ANTIGONE, LE CHŒUR
AKTIGOKE.
Dans un autre univers Œdipe enfin respire. De la Êitalité ne craignez plus Fempire, Mon père : d'un héros les vertueux secours Ont fléchi les destins, qui pesaient sur vos joursw Vous ne rencontrez pas lavare bienveillance Qu'une plainte importune arrache à l'opulence, Ni ces honteux bienfaits qu'un tyran dédaigneux Accorde à la misère en détournant les yeux ; Mais la tendre pitié, lliospitalité sainte, L'amitié consolante et prévenant la plainte, L'espoir et le sommeil , l'oubli des longs chagrins , Un appui toujours sûr, des cîeux toujours sereins.
GEDIPE.
O toi, qui prolongeais ma pénible existence. Qui me tins lieu de tout, qui fîis ma providence, Tu ne seras donc plus mon unique soutien ! ^ J'ai pu trouver un cœur aussi pur que le tien. Et vous, Dieux immortels, dont Thésée est l'image. En essuyant des pleurs il vous rend son hommage. Que ce roi , que son peuple à jamais vous soient chers: Des murs sacrés d'Athène écartez les revers.