‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 291 sur 347 · ELECTRE, LE CHŒUR · texte numérisé non relu

ELECTRE, LE CHŒUR

LE CHOBÎTB.

Fille innocente, hélas! d'une coupable mère, Esclave en ce palais où régnait votre père. Votre courroux, Electre, est un juste courroux: Mais de ces vains transports quel fruit espérez-vous? Quand vos cris perceraient au fond du sombre abîme, Pensez-vous qu'à des pleurs il rende sa victime? En sa douleur timide imitez votre sœur; Voyez Chrysosthémis souffrir avec douceur; Voyez Oreste, enfin, gémissant en silence. Préparer loin de nous et mûrir sa vengeance.

ELECTRE

Oreste! ah! que fait-il? qui peut le retenir?

Ses lettres m'annonçaient un plus doux avenir.

Près des plaisirs d'un trône, aux cliamps de la Phocide,

Aurait-il oublié cette cour homicide,

Du grand Agamemuon les mânes en courroux ,

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