‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 307 sur 347 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

BRIGITE.

Ces noms sont-ils les siens?

«[ÀTHAN.

Ma Zoé, mon trésor! le premier de mes biens!

BRIGITE.

Peut-il être en effet compté parmi les vôtres?

NATHAN

l^a. nature et le sort m'ont donné tous les autres: Ce n'est qu'à la vertu que je dois oelui«ci.

BRIGITE.

U est vrai. Toutefois , souvenez-vous aussi Que l'on pourrait avoir un droit plus légitime; Qu'au temps où les Français ont assiégé Solime, Dans le fort du combat, plusieurs jeunes enfans Pêle-*méle emportés, chrétiens et musulinans, Furent mis en dépôt sur le mont SoKtairei m / * Où Philippe en partant bâtit un monastère.- > *'

NATHAN

Oui , que l'on voit d'ici : l'hospice du Thabor. •*! * Je n'ai rien oublié.

BRIGITE.

Souvenez-vous encor Qu'alors certains écrits prouvaient leur origine.

-:■• NATHAN

Ces écrits sont perdus : Zoé fut orpheline; J'ai dû la recueillir /et mon droit est sacré.

Ce que l'on croit perdu n'est souvent qu'égaré.

NATHAN

Tu penses quil fellait lui fermer mon asUe ?

BRIGITS.

Depuis peu neas avons un patriarche habile : Il est notre voisin; il sait parler, agir.

NATHAN

Des bien&its découverts ne font jamaiS( rougir.

BRIGITK.

Et Zoé ! quelle foi , s'il vous plaît , est la sienne ? Pour moi, bonne Française et meilleure chrétienne, rai resté près de vous; mais^.

NATHAN

Ten repensa?

BRIGITS.

Non; Car vous fûtes toigours si généreux , si bon ! Vous n'êtes cependant, quoique l'on vous admire...

NATHAN

Qu'un jui£ Oui , c'est bien là ce que tu voulais dire.

BRJGITB.

Vraiment, c'est grand dommage.

Oh ! sans doute. Et pourquoi Ne vois-je pas encor ma fille aupr^ de moi ?

BRIGITB.

C'est qu'elle sommeillait Elle est un peu troublée. D'un péril qui n'est plus trop souvent accablée, Elle pense eu dormant être au milieu des feux:

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