ACTE I, SCENE IL /|8i
Rien que sa conscience et les regards du Ciel.
zoi.
Que je sauve à mon tour celui qui m'a sauvée.
NATHAN
Ah ! d'un si noir tableau ton ame est soulevée ! Ton bienfaiteur souffrir! non, Zoé, non, jamais, Si tu sens le besoin de payer ses bienfaits; C'est Dieu qui les inspire et qui les récompense.
ZOE.
Oui, consolez mon cœur, soyez ma providence.
Déjà l'événement répond à votre espoir;
Cet appui, ce sauveur, je viens de le revoir;
C'est lui; tenez, c'est lui, debout sur la colline,
Les regards étendus sur la plaine voisine.
Un palmier me le cache. Ah! s'il tournait les yeux!
C'est que je pense à lui ; mais lui !
BRIGITE.
Vraiment, tant mieux.
Car, s'il nous aperçoit, il va prendre la fuite.
zoi.
Il descend.
NATHAN
Viens, rentrons. Va le trouver*, Brigite; A ce brave jeune homme annonce mon retour. Va, dis-lui que Nathan veut le voir en ce jour; Dis-lui bien de presser l'heure douce et prospère Oii nous lui rendrons grâce , où la fille et le père
OEaTres posthumes. I. 3 1
48a NATHAN LE SAGE.
Jouiront du bonheuc de tomber à ses pieds.
(Us tortMit.)