SALADIN, NATHAN
IfATHAIf, àpart
C'est donc à moi de voir ce jeune templier!
Oui; s'il a de Brigite épuise la constance,
Mes efforts plus heureux vaincront sa résistance.
SALADIN, àpart.
Je ne me trompe pas; c^est bien lui ; c'est Nathan.
NATHAN, kvêrt.
J'entends du bruit O ciel! j'aperçois le sultan. Fuyons. On est toujours assez près dé son maître.
SALADIN
Demeure. Que craîns-tu? je voudrais te connaître. Ton nom est Nathan?
NATHAN
Oui.
SALADIN
Le sage Nathan ?
NATHAN
Non.
SAitADIN.
C'est le peuple ilu iboiiiS ^i iVi «lonM oèiiofB.i
Le peuple! il peut errer. i.
SALADIN
Quelquefois il est juste.
NATHAH.
Mais si par raillerie il donne un titre auguste. Ou si le riche avare est un sage à ses yeux.?
BALADIN
Tu me prouves déjà que l'on t'a jugé mieux. Tu chéris la raison ; tu parais la connaître : Cela seul fait le sage.
Et chacun pense Fêtre.
SALADIN
D'un ton moins réservé réponds à mon accueil.
L'excès de modestie est un excès d'orgueil.
Je te crois honnête homme: en toi j'ai confiance.
NATHAN
Je saurai mériter toujours la préférence: Tu seras satisfait des qualités, du prix.
SALADIN
Du prix ? que me dis-tu ?
NATHAN
Tu peux avoir appris Qu'en voyage long-temps...
SALADIN
Laisse-là ton voyage.
Tu réponds en marchand; Saladin parle au sage.
NATHAN
Commande. Que veux-tu ?
SALADIN
Chaque peuple a sa loi ,