‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 320 sur 347 · SALADIN, NATHAN · texte numérisé non relu

SALADIN, NATHAN

IfATHAIf, àpart

C'est donc à moi de voir ce jeune templier!

Oui; s'il a de Brigite épuise la constance,

Mes efforts plus heureux vaincront sa résistance.

SALADIN, àpart.

Je ne me trompe pas; c^est bien lui ; c'est Nathan.

NATHAN, kvêrt.

J'entends du bruit O ciel! j'aperçois le sultan. Fuyons. On est toujours assez près dé son maître.

SALADIN

Demeure. Que craîns-tu? je voudrais te connaître. Ton nom est Nathan?

NATHAN

Oui.

SALADIN

Le sage Nathan ?

NATHAN

Non.

SAitADIN.

C'est le peuple ilu iboiiiS ^i iVi «lonM oèiiofB.i

Le peuple! il peut errer. i.

SALADIN

Quelquefois il est juste.

NATHAH.

Mais si par raillerie il donne un titre auguste. Ou si le riche avare est un sage à ses yeux.?

BALADIN

Tu me prouves déjà que l'on t'a jugé mieux. Tu chéris la raison ; tu parais la connaître : Cela seul fait le sage.

Et chacun pense Fêtre.

SALADIN

D'un ton moins réservé réponds à mon accueil.

L'excès de modestie est un excès d'orgueil.

Je te crois honnête homme: en toi j'ai confiance.

NATHAN

Je saurai mériter toujours la préférence: Tu seras satisfait des qualités, du prix.

SALADIN

Du prix ? que me dis-tu ?

NATHAN

Tu peux avoir appris Qu'en voyage long-temps...

SALADIN

Laisse-là ton voyage.

Tu réponds en marchand; Saladin parle au sage.

NATHAN

Commande. Que veux-tu ?

SALADIN

Chaque peuple a sa loi ,

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