MANDANE, ASTYAGE
ASTTAGE.
Je ne m'aveugle point, ma fille, et votre père Craint d'avoir, en ce jour, un reproche à vous fiûrçL
MANDAIfE.
A moi, seimeur?
ASTTAGE.
A vous. Pourquoi cet entretiea? i Voulez-vous à Cyrus ménager un soutien ?
Eh ! qui sait mieux que vous le sort qu'on lui prépare? Il est errant, proscrit; l'Univers nous sépare. Que puis-je en sa faveur? le nommer et pleurer. Hélas! contre mon fils dois-je aussi conspirer?
ASTTAGE.
Non; mais au pied du trône, et dans tout mon empire, Pour votre fils, Mandane, on s'émeut, on conspire; Renouvelant des cieux les antiques décrets, La tiare ellchméme est dans ses intérêts. On ose, je le sais, outrageant ma vieillesse. Du sceptre que je tiens accuser la faiblesse; Et trop faible, en effet, soit bonté, soit mépris. J'ai d'un peuple volage encouragé les cris. Sur le nom de Cyrus tout le complot repose;