‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 96 sur 347 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

Tout ce. rêve enchanteur n'était qu'une imposture; Un seul mot, pour Carlos a changé la nature. Je crois entendre enoor, pleurant, saisi d'eifroî. Ce mot, ce oui fatal, prononcé devant moi. Philippe, par son rang; dispensé de vous plaire. Crut qu'H était aussi dispensé d'être père : Lorsque je suppliais, il voulut ordonner... Vous l'exigez, madame, il &ut laif pardonner.

ELISABETH

Ah! j'exige de vous un plus grand sacrifice:

Votre honneur et le mien veulent qu'il s'accomplisse.

CARLOS

Vous me prescrivez donc de chérir votre époux?

ELISABETH

Et vous me promettez...

CARLOS

D'être aussi grand que vous.

Jusqu'à vous, s'il se peut, j'élèverai mon âme. Je vais trouver mon père; il m'entendra, madame. Les soins dont vous daignez vous reposer sur moi Me sont plus qu'un empire et que le nom de roi ; Par la gloire embelli, mon exil a des charmes. Peuples infortunés ! j'irai sécher vos larmes. Hélas! dès le berceau, j'ai connu les malheurs; Le seul bien qui me reste est d'essuyer des pleurs.

ELISABETH

Adieu., prÎQoe: à nos vœux les cieux seront propices.

i38 PHILIPPE IL

CARLOS

Teu crois vos volontés ; ce sont là mes auspices.. Ce jour ramènera le calme dans mon cœur.

ELISABETH

Ah ! c'est un jour sacré s'il vous rend le. bonheur.

(Elle fort.)

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