ACTE III, SCENE I
SIR OLIVER
Pas tant
Il s'est fait peindre avant de quitter Londre.
MOSÈS
Par un de ses regards on est déshérité.
SIR OLIVER
Non , Mosès : tous ces traits ont un air de bonté.
(A Charles.)
A vos parens, monsieur, vous le joindrez, j'espère.
SIR CHARLES
Non , vous ne l'aurez pas : il me tient lieu de père.
SIR OLIVER, a part.
Il est bien étourdi; mais il est mon neveu.
(HaaI.)
Ce portrait me plaît fort, d'honneur; j'y. tiens un peu; Et j'en donnerais même un prix considérable.
SIR CHARLES
Je ne veux point le vendre. Il suffit.
SIR OLIVER
Comment diable !
(Haut.)
Il ne tiendra qu'à vous d'accepter ce billet.
SIR CHARLES, prenant le bUlet.
Huit cent livres sterling!
En cédant le portrait, Tout est à vous : qu'ici votre bouche prononce. L'offre est belle.
OEuTrrs posthames. II. ^
SIR CHARLES, xvndut le bUlet.
Il est vrai ; mais voici ma réponse.
Pour mes autres parens, mon cher, ils sont à vous. Je garde celui-ci : c'est le meilleur de tous.
SIR OLIVER, àpart
Il m'enchante. Demain...
SIR CHARLES
N'insistez plus de grâce.
J'ai toujours pour mon oncle une chambre, une place; Son portrait ne sera ni vendu ni donné.
SIR OLIVER, a part.
Charmant dissipateur! oh! tout est pardonné. Je n'y prenais pas garde : il ressemble à son père.