ACTE I, SCENE I
Avec le grand papa vous alliez en partie En chariot, traîné par le vieux cheval-pie? Et pour votre cocher, dites, n'aviez-vous pas Le sommelier Martin, qui vous menait au pas? Aujourd'hui vous avez, grâce à ma complaisance, Vis à vis, phaéton, berline, diligence.
Cocher, trois grands laquais, un petit postillon. Six chevaux, pour traîner madame à Kensington. Votre état fut long-tems éloigné de l'aisance ; Vous voilà parvenue à l'extrême opulence. Tout vous manquait ; chez vous tout se trouve à foison : Jeu, grand train, table ouverte, excellente maison; Les plaisirs, les entours d'une très haute dame; Vous avez, en un mot, l'honneur d'être ma femme.
LADY JOSÉPHINE
Et je n'aspire plus qu'au singulier honneur D'être bientôt...
SIR AKNOLO.
Ma veuve ! oui, j'entends.
LADT JOSEPHINE.
Votre humeur Devient de jour en jour plus aigre et plus fâcheuse; J'imite votre exemple, et suis un peu grondeuse. J'ai tort : laissons cela. J'espère qu'à la fin Vous avez terminé vos leçons du matin.
I o LES PORTRAITS DE FAMILLE.