‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 3)Chapitre 5 sur 178 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SIR ARNOLD

Fort bien. Je ne suis plus le maître eu ma maison; Et tel est cependant le sort d'un vieux garçon, Dès qu'il veut à son tour tâter de l'hymenée. Elle Élit mon bonheur depuis près d'une année; Depuis ce bonheur là... je suis fort malheureux. Mais pourquoi l'épouser? oh ! j'étais amoureux. Le jour même où je fis cette énorme sottise, Nous avons eu dispute en entrant dans l'église; Le prêtre et l'auditoire entendaient nos éclats; Et les cloches du lieu faisaient moins de fracas. Chaque jour, chaque instant, c'est dispute nouvelle; Si j'eusse offert ma main à quelque demoiselle Qui de la capitale eût connu les travers , Passe; mais au village on n'a pas les grands airs. Quoique fille des champs, à voir de quelle aisance Elle a de nos ladys singé l'extravagance, On jugerait qu'à Londre elle a toujours vécu; On croirait volontiers qu'elle n'a jamais vu

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