CHANT NEUVIEME
Songe de Nassau ; Temple de la Gloire.
FRAGMENS
a Les rois qui s'enivraient d'un encens odieux ,
a Et 9 n'ayant rien d'humain , se sont déclarés dieux,
ce Sont à jamais bannis du vénérable temple ;
É <K Mais la Gloire y reçoit, et ton œil y contemple
a Les rois hommes encor, les mortels généreux,
. a Qui, soumis à des lois, n'ont point régné pour eux.
« Tu vois Codrus, Agis, ces deux chefs magnanimes, a Des saints devoirs du trône héroïques victimes ; «Sésostris et Numa, princes législateurs; «Là Titus et Trajan, sous qui les délateurs « Perdirent le pouvoir de vendre l'innocence ; « Empereurs citoyens , plus grands que leur puissance, « Et dont le nom chéri, si doux à mériter, « Est le surnom des rois , quand on veut les flatter. « Sur les cheveux blanchis du sage Marc-Aurèle,