‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 3)Chapitre 90 sur 178 · I. On écrit Durante, niais on prononce Durante. 'i. Piccini · texte numérisé non relu

I. On écrit Durante, niais on prononce Durante. 'i. Piccini

Le Cygoe à qui Ton doit Œdipe et Dardanus ' ; De Nina, d'Elfirida, le chantre plein de grâce ', Celui non moins parfait d'Artémise et dHorace^, Par un même génie à la fois inspirés, Du Tage à la Newa sont encore admirés. Gluck, aspirant chez nous à des succès faciles, Grand maître environné d'écoliers indociles. Trouvant des gosiers lourds, formés au chant gaulois, A des sentiers du goût dévié quelquefois ; Mais Naples, mais Florence, accueillant sa jeunesse. Avaient jadis vanté sa lyre enchanteresse, D'Alceste qui se meurt modulant les adieux. Et d'Orphée aux enfers les pleurs mélodieux. Là, sans charlatanisme, au goût toscan fidèle, Près des cygnes toscans Ghick est resté modèle. Le chant donne la vie à ces brillans accords Dont Mozait avec choix dispensa les trésors ; Les effets que Méhul habilement combine Ressortent par le chant qui plaît dans Euphrosine; Et le chant soutiendra ce Grétry si fécond. Qui n'est pas, j'y consens, harmoniste profond. Mais dont, la mélodie ingénieuse et vive Est de nos sentimens l'expression naïve. A l'Opéra français que tout mauvais chanteur

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