SCÈNE IV
CHARLES, CATHERINE, LORRAINE, GUISE
COURTISANS, GARDES, PAGES areo des ûambMiu.
CATHERINE
Je ne prévoyais pas un tel excès d'audace : A la mort écliappé , l'imprudent vous menace ! Vous gémir ! vous, mon fils ! C'est à lui de trembler : La main qui l'a sauvé peut encor l'accabler.
Il a dit vrai.
CATHERINE
Comment ?
J'ai commis un grand crime.
LORRAINE
Un roi doit se venger du parti qui Topprime.
Je ne suis plus un roi: je suis un assassin.
CATHERINE
Âh! tout vous inspirait cet important dessein: Votre intérêt;
LORRAINE
Le Ciel;
GUISE
L'éclat de votre Empire.
A me tromper encor leur perfidie aspire ! Les attentats des rois ne sont pas impunis ! Cruels ! à mes tourmens soyez du moins unis. C'est vous qui me coûtez des larmes éternelles. Mes mains, vous te savez, n'étaient point criminelles; Sans crainte et sans remords je contemplais les cieux ; Tout est changé pour moi: le jour m'est odieux. Oii fuir? où me cacher dans l'horreur des ténèbres? O Nuit, couvre-moi bien de tes voiles funèbres!
CATHERINE
Mon cher fils...
En ces lieux qui vous a rassemblés?
Attendez un moment : ne marchez pas ; tremblez. Pour qui ces glaives nus? quels sont vos adversaires? Vous courez immoler, qui? vos amis? vos frères?