SCÈNE L . Pageao7,vers
Flétrissant tout-à-cx>up le nom de Connétable.
Le Connétable de Bourbon, persécuté par la duchesse d'Augouléme, mère de François I**^, se vit contraint de chercher un asyle à la cour de Charles- Quint, dont il commanda les armées. La haine qui anima cdntre lui la duchesse d'Angouléme ne venait, disent quelques historiens, que d'un amour dédaigné. Le Connétable de Bourbon quitta la France en iSaS; il gagna. Tannée suivante, contre l'Amiral de Bonnivet, la bataille de Rébec, où Bayard fut tué, et, en i525, la célèbre bataille déTPavie, où l'Amiral Bonnivet fut tué, et François I**^ fait prisonnier. Il mourut, en i5a7, au siège de Rome.
ïbid.
Page 207, Ters 21 et 22.
Deux fois le duc d'Anjou, confondant leurs desseins, Dans un sang criminel a pu tremper ses mains.
Le duc d'Anjou , depuis Henri III , avait gagné deux batailles contre le parti calviniste : celle de Jamac et celle de Moncontour.
ihid.
Page 207 , vers 25 et 26.
Vous n'aimez que mon frère; et je passe mes jours A l'entendre louer^ à l'admirer toujours.
Des quatre fils de Catherine de Médicis , Henri IH fut celui qu'elle aima le plus. Charles IX était jaloux de cette préférence, et de la gloire que son frère avait acquise avant de régner
Ibid.
Page 208, vers 9 et 10.
Hélas! ce prince aveugle, à lui-même contraire. Repoussait les conseils et le cœur de sa mère.
François II, dans l'espace très-court de son règne, fut gouverné uniquement par le duc de Guise et son frère le Cardinal
de Lorraitie.
Ibid,
Page 2089 vers 23.
Nièce du grand Léon, fille des Médicis,
C'est-à-dire, petite-nièce de Léon X, fille de Laurent de Médicis, duc d1Jri>in, neveu de ce Pontife célèbre.
Ibid,
Page ao9, vers 19 et 20. •
Avec Montmorenci je vis enfin s'éteindre
Le nom des Triumvirs , qui n'était plus à craindre.
Le Triumvirat était formé du Duc de Guise, du Connétable de Montmorenci et du Maréchal de Saint-André. Ce dernier mourut, en i56a , à la bataille de Dreux ; le Duc de Guise fut assassiné , l'année suivante , au siège d'Orléans ; le Connétable de Montmorenci fut tué, en i567, à la bataille de Saint-Denis. Il ne savait ni lire ni écrire. La mort de ces trois hommes ren* força beaucoup le parti protestant, déjà très- fort depuis le massacre de Vassy, premier signal des guerres civiles. Les grandes injustices révoltent; ceux qu'on voulait opprimer deviennent plus grands : après le massacre de Vassy, les Calvinistes furent en état de livrer des batailles. La Saint -Barthélemi produisit la Ligue. Les protestans ne furent point détruits; et ceux raéme^qui avaient conseillé le crime pour relever, disaient-ils, l'autorité royale, prête à tomber en France, profitèrent de l'horreur universelle pour anéantir cette autorité. L'assassinat du Duc de Guise aux États de Blois fit égorger Henri III et sou illustre successeur.