SCÈNE IL Page 282, vers 5 et
Dix ans déjà passés, un édit important Permit dans mes États le culte protestant.
Cet édit est de 1 562.
NOTES. u8i
Ibid, Page 235, vers xa.
Ils doivent leurs États à Tun de vos ancêtres.
Pépin, fils de Charles Martel, étant devenu roi des Français, donna l'exarchat de Ravenne au pape Etienne III , pour en jouir à perpétuité, lui «t ses successeurs. Son fils, Charlemagne, confirma cette donation sous le pontificat d'Adrien I^'. Les papes étaient alors vassaux des rois de France : telle est l'origine de ces longues guerres de l'Empire et du Sacerdoce , qui ont désolé si long-tems lltalie et l'Allemagne. De là vinrent tous les malheurs de la célèbre maison de Souabe, qui descendait de Charlemagne.
Ibid,
Page 235, vers 19.
Jean -Sans-Terre quittant, reprenant la couronne.
Jean- Sans-Terre , roi des Anglais, fut excommunié par le pape Innocent III. Ce pontife accorda l'investiture du royaume d'Angleterre au dauphin Louis, fils de Philippe-Auguste; mais, le faible Jean -Sans -Terre ayant mis son empire sous la protection du pape , et s'étant déclaré vassal du Saint-Siège , le pontife équitable retira son excommunication. Le roi de France fut excommunié à son tour, aussi bien que son fils, qui, malgré les défenses de Rome , avait passé la mer pour se mettre en possession du royaume d'Angleterre. L'infortuné Jean mourut bientôt consumé de chagrins : son fils Henri m lui succéda. Le dauphin repassa en France, après avoir été roi d'Angleterre durant une année. A son retour , il fut contraint de se soumettre à la pénitence qui lui fut imposée par le souverain pontife : ses chapelains allèrent à Rome demander pardon
a8a NOTES.
pour lui; et ce pardon lui fut accordé à condition qu'il donnerait deux ans de suite au Saint-Siège la dune de ses revenus»
Ibid.
Page i35» vers lo.
Sept Empereurs chassés de l'Église et du Trône.
Les sept Empereurs dont il s'agit sont : Henri IV, Henri V, Frédéric I*', surnommé Barberousse; Philippe le Régemi^ Othon IV, Frédéric II, Conrad IV. Les lecteurs seront Inen aises peut-être de jeter un coup d'oeil rapide sur cette foule d'attentats des souverains pontifes.
L'Empereur Henri IV est excommunié par Grégoire Vlly par Victor III , par Urbain II, principal auteur des croisades, et par Pascal II. Soutenu et conseillé par la cour de Rome, le fils de ce grand et malheureux Empereur se fait élire à la place de son père vivant; Henri IV demande grâce à ce fils coupable, et meurt à Liège, en le dévouant aux vengeances du Ciel. Henri Y fit déterrer le corps de son père, qui était mort rebelle au Saint-Siège et chargé des excommunications des quatre souverains pontifes.
Henri Y, une fob affermi sur le trAne impérial , change de dispositions envers la cour de Rome : il est excommunié par Pascal II, par Gélase II, et par Calixte II.
Le duc de Saxe, Lothaire, élu Empereur après la mort de Henri Y, conserve la paix avec la cour de Rome à force de complaisances , ou plutôt de bassesses. Il est , dit-on y le premier Empereur qui baisa les pieds du pape : le Yatican érigea dès-lors en usage inviolable cette humiliante cérémonie. Pour s'y soustraire, Conrad UI, son successeur, n'alla point se faire couronner en Italie.
Frédéric I*% successeur et neveu de Conrad III, et si célèbre sous le nom de Frédéric Barberousse , baise les pieds 4' Adrien lY, et conduit sa mule dans Rome. Il est excom-
NOTES. a83
mimîé par Alexandre III; il crée deux anti-papes; et, après vingt ans de victoire , il finit par faire la paix avec ce même Alexandre III : cette paix fut conclue à Venise. Frédéric baisa les pieds de son ennemi , et conduisit sa mule dans la place Saint-Marc.
Henri YI, étant devenu Empereur après la mort de Frédéric ff son père, ménagea constanunent les souverains pontifes, pour opprimer le reste de l'Italie sans obstacles. IHut injuste, avide et cruel; mais il ne fut point excommunié.
Philippe V est excommunié par Innocent III , pour, s'être (dit Empereur sans la permission du pape. Innocent III lui propose de lever l'excommunication , s'il veut donner sa sœur en mariage au neveu du souverain pontife. Innocent III demande aussi, pour la dot de cette princesse, plusieurs provinces de l'Italie : la proposition n'est pas acceptée.
Le même Innocent III excommunie Otbon IV, qu'il avait long-tems soutenu sous le règne de Philippe I^^
Grégoire IX, frère dlnnocent III , excommunie Frédéric II, successeur d'Othon IV, et petit-fils de Barberousse, qu'il égalait par le courage et par l'ambition. Durant toute sa vie, Frédéric II ne cessa de combattre et de négocier pour établir en Italie )e siège de l'Empire : aussi nul Empereur ne fut plus odieux au Vatican. Célestin IV et Innocent IV l'excommunièrent comme avait fait Grégoire IX. La cour de Rome attribua le livre de Tribus Impostonbus à' son chancelier, Desvignes.
Conrad IV hérita de l'excommunication lancée contre sou père, de la haine du Saint-Siège , et des malheurs qui poursuivaient sa maison depuis plus de deux siècles. Les factions guelfes et gibelines déchirèrent l'Italie pendant son règne èomme durant les règnes de ses prédécesseurs. Il mourut empoisonné, dit-on, par Mainfroi, bâtard de Frédéric II, et chef d'un parti considérable, qui lui donna le trône de Naples et de Sicile.
a84 NOTES.
Ibid.
Page a36, vers i.
Voyez Charles d'Anjou, le fils des rois de France,
Ce fougueux pape Innocent IV, après avoir déposé Frédéric II dans le concile de Lyon , après avoir prêché une croisade contre Conrad IV, et une autre contre Mainfroi, proposa le royaume de Naples au comte d'Anjou , frère de Louis IX, roi de France. Trois successeurs d'Innocent lY firent les mêmes ofîres au comte d'Anjou, qui résolut enfin de les accepter. Il se rendit maître de Naples et de la Sicile. Le jeune Conradin fut défait en bataille rangée : Charles d'Anjou eut la barbarie de lui faire trancher la tête, ainsi qu'à son cousin, le Duc d'Autriche; il eut la barbarie plus grande de revêtir cet assassinat des formes de la justice. Ces deux jeunes princes furent condamnés par un jugement juridique : ce jugement fut exécuté en xa68. Quinze an|S après, les Vêpres sici* liennes vengèrent la mort de ces innocentes victimes.
Ibid.
Page a36 , vers 21 et 22.
C'est ainsi qu'au milieu des bûchers de Constance Le schisme d'un moment puisa quelque importance;
Le Concile de Constance fut convoqué en 141 4 P^i' le P^pe Jean XXIII : on y condamna les opinions de Wicief et de Jean Hus. L'année suivante, le Concile fnt terminé par le supplice de Jean Uus et de son disciple, Jérôme de Prague. Jean Hus avait un sauf-conduit de Tcmpereur Sigismond. Ces deux hérésiarques furent brûlés avec beaucoup de cérémonie , en présence du Pape, de l'Empereur, et des Pères du Concile,
NOTES. a85
pour l'édification des fidèles*. Ces meurtres occasionnèrent en Allemagne une guerre longue et cruelle , vulgairement appepelée guerre des Hussites. Martin Luther , dans le même siècle 9 renouvela 9 avec un succès prodigieux , les opinions de Wiclef et de Jean Hus.
Ibid.
Page a38y vers i3 et i4-
Citoyen de la France , et sujet sous cinq rois , Sous votre frère et vous ministre de ses lois,
L'Hospital était né en i5o5 : par conséquent il avait vu Loim XII, François I^, Henri II, François II et Charles IX. Le Cardinal de Lorraine , qui fut long-tems son protecteur, le fit nommer Chancelier sous François II.