ACTE V, SCÈNE IV. 36r
Pour (le nouveaux tour mens vous veillerez sans cesse ;
Et , quand la mort viendra frapper votre jeunesse ,
Vous cherchei:ez partout des yeux consolateurs ;
Et vous verrez, non plus vos indignes flatteurs ,
Mais de vos attentats l'épouvantable image ,
Mais votre lit de mort entouré de carnage,
Vos sujets massacrés s'élevant contre vous,
Le juge incorruptible enflammé de courroux,
La France , applaudissant au trépas de son maître ,
A vos derniers soupirs commençant à renaître ;
Et votre nom royal à l'opprobre livré.
Et rétemel supplice aux méchans préparé.
Vous gémirez alors : vos plaintes inutiles ,
Vos remords impuissans, vos souffrances stériles,
Vengeront les Français et le Ciel offensé;
Et vous rendrez le sang que vous avez versé.