‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 4)Chapitre 37 sur 246 · Acte V, scène XV, page 181, vers · texte numérisé non relu

Acte V, scène XV, page 181, vers

Ces métaphores ont quelque chose de hux et de confus : c'est ]à le maniéré , le fardé , le vague , Tobscur, qu'on reproche avec raison aux romantiques j et qu'on ne doit pas confondre avec le gracieux, le naïf, qui distinguent la bonne poésie allemande. Un autre vice contracté par nos auteurs modernes , et dont Chénier n'a pu se défendre , c'est de prêter au siècle des superstitions les idées du nôtre , et d'intercaler dans ses vers des banalités de journaux et de tribune. Est-ce à Philippe II que le comte d'Egmont peut débiter de nouvelles maximes ? Est - ce à lui que l'Infant adressera ces paroles, que ne lui ont point apprises nos publicistes ?

Partout l'opinion réveille enfin le monde.

Quand la raison puhUque y en tous lieux élancée ,

Mûrit, éclaire, échauffe, agrandit la pensée y

D'un illustre monarque illustre successeur,

Des préjugés w>i7/i> Philippe défenseur

Voudrait-il étayer leur empire débile?...

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