A L'ÉDITEUR
HOHSIBUR,
Cjubieux de réunir dans votre édition tout ce qui concerne Marie- Joseph Chbnisr, vous m'invitez à re^ cueillir et à jeter sur le papier les souvenirs qui peu* vent me rester de cet illustre académicien , dont j'ai été pendant douze ans le collègue. Je cède d'autant pluf volontiers à votre désir que c'est un moyen de £ûr^ conn^tre le cœur de cet homme , dont vous avez fiût connaître l'esprit; et qu'en racontant des faits qui sont étrangers à sa vie puhlique je ne puis être soupçonné de vouloir me mettre en concurrence avec M. Daunou, qui a dit le mieux possible de notre ami commun^ considéré comme homme public, ce qu'il y avait à dire, et au travail duquel il est tout au plus permis de donner un complément.
Résidant à Versailles avant 1789, et moins occupé des littérateurs que de la littérature, je connaissais à peine Chénier de nom, quand j'entendis parler pour la