SCÈNE PREMIÈRE
tl E vais donc le revoir; je vais enfin connaître Jus(iu où tombe un héros quand l'Amour est son maître. Je nVn saurais douter : ils brûlent tous les deux. I^es regards d'Azémire étaient pleins de ses feux. Ce superbe palais, ces marbres, ce portique, Tout ce faste imposant du luxe asiatique , A ces murs séducteurs ces chifires suspendus. Dans un air enflammé ces parfums répandus, De mille voluptés les charmes infidèles Plongent Tàme étonnée en des langueurs mortelles.... Non, tout n'est pas perdu, puisqu'il va m'écouter. Un cœur si jeune encor pouvait- il résister? Ainsi dans un moment changent les destinées! Ah! d autres soins jadis ont rempli tes journées, Turenne ! Environné de guerre et de travaux , Au sein de ses amis, de ses nobles rivaux, II respirait un air en grauds exploits fertile : Ici , dans les douceurs d*un loisir inutile ,