‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 4)Chapitre 68 sur 246 · D'AMBOISE, TURENNE · texte numérisé non relu

D'AMBOISE, TURENNE

TVKEVJSE.

Jour heureux! c'est le Ciel qui t*amène. D'Amboise , est-ce bien toi? toi, Fami de Turenne? Viens dans mes bras.

d'amboise.

Arrête. Avant de m'y presser, Dis-moi quel est celui que je dois embrasser.

TURENNE

Tu peux...

d'amboise.

Envers son Dieu Turenne est-il perfide?

Tu rougis.

TURENNE

Cet accu^l m'afHige et m'intimide.

(Apwt.)

Saurait-il...

d'amboise.

Un transfuge au camp s'est préseqté,

TURENNE

Un transfuge? Il a dit...

d'amboise.

Il a tout raconté.

I02 AZEMIRE.

TURENITK.

Ciel! qu entonds-je ?

d'amboise.

Il prétend que, chéri d'une reine ^ Sensible à son amour....

TUREHNE.

Ilf a dit vrai.

Turenne !

TURENKE.

Ah!

d'amboise.

Tu n'oublîras point ton Dieu ni ton pays :

Bouillon Tespère encore; et moi, je l'ai promis.

L'attente des chrétiens ne sera point frivole :

Je l'ai promis, te dis-je, et je tiendrai parole.

Tu sais, je sais aussi tout ce que je te doi;

Je t'aime, et je n'ai point oublié que sans toi

Sous des glaives nombreux ma valeur terrassée

Aurait trouvé la mort dans les cJiamps de Nicée.

C'est mon tour aujourd'hui d'être le bienfaiteur :

Tu m'as sauvé le jour; je te rendrai l'honneur.

TURENNE

D'Amboise, il faut parler: ton amitié m'est chère; Mais aux vœux des chrétiens je ne puis satisfaire.

d'amboise.

Tu le crois.

TURENNE

Un ami na rien à te cacher;

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