EPITRE
retrouver la féodalité; qu'ils choisissent pour leur patrie ces belles et déplorables contrées ou l'Inquisition abâtardit les hommes, anéantit les vertus, les talens, l'industrie, et parvient à rendre stériles les champs les plus favorisés par le soleil. Je n'ai pas besoin d'assurer ces mauvais citoyens de mon profond mépris pour eux. Je m'honorerai de leurs injures devant mes contemporains et devant la postérité. Ils sont mes ennemis , parce qu'ils détestent la liberté. Je n'en resterai point là ; qu'ils frémissent : d'autres grands sujets s'offrent en foule à ma plume ; et , malgré ma jeunesse, le tems pourra me manquer, mais jamais la volonté , jamais le courage.
Ces hommes, si éclairés, osent dire qu'il n'y a plus de fanatisme religieux au dix- huitième siècle ; mais les horribles procès , les assassinats juridiques de Jean Galas et du chevalier de Labarre , sont du dix - huitième siècle; mais, bien plus récemment, on a refusé d'ensevelir dans Paris im Vieillard couvert de gloire, le génie le plus brillant qu'ait eu la France , Fauteur A'^lzire et de Mahomet , le défenseur des Galas et du chevalier de Labarre. Quel était le crime de Voltaire ? d'avoir lutté