‹ Œuvres completes de M.J. ChenierChapitre 36 sur 98 · SUE · texte numérisé non relu

SUE

LE DÉSAJIMEMENT DES PE^È-THERIODORISTES.

S^nce do ai germinal an m (lo avril 1795^ viens style)^

Citotens-Représentans,

Les amis de ia Terreur et les partisans^ de la Royauté, depuis iong-tems coalisés, et compo^ sant une même armée, ont voulu dissoudre la Représentation nationale, et rétablir une domination sanguinaire. Votre courage les a vaincus; mais il faut consommer le 12 germinal. Il serait d'une extrême imprudence de prolonger les périls qui environnent la Patrie, et de laisser encore le Peuple Français courir les chances d'un nou-* veau combat entre la Justice et le Terrorisme; entre la République et la Royauté. Tel est l'esprit du décret que vous avez rendu hier sur le

I . Chénier fut nommé membre du Comité de sûreté générale dnns la séance du i5 germinal an III (4 avril 1795, yienz style). {Noie de l'Éditeur,)

CONVENTION NAÏÏONALE. ai 3

désarmement des hommes cruels qui ont couvert la France de sang et de larmes: Vos Comités de Salut public, de Sûreté générale et de Législation^ viennent vous proposer, par mon organe, les moyens qu'ils ont crus les meilleurs et les plus prompts pour opérer ce désarmement.

Quant à la seconde partie de votre décret, 1^ comités réunis vous demandent quelques jours encore pour reconnaître et pour signaler les hommes prévenus d'avoir participé aux provocations qui ont déterminé la révolte du fa germinal. Déjà vos comités sont chargés de vous présenter un rapport détaillé sur cette vaste conspiration , qui s'étendait d'un bout de la République à Tautre, et menaçait de saper tous les fondettaens de la société civile, en rétablissant le despotisme des hommes de sang, et en livrant une seconde fois nos malheureuses contrées au délire atroce d'une poignée de scélérats stupides '.

A la suite de ce rapport imporlant, hous'vbtis présenterons les> mesures répressives que noiis croyons nécessaires pour achever la révolution du 9 thermidor^ et consolider le triomphe complet des principes dont te respect fonde les Républiques, et dont la violatioïi commence le despotisme.

Du reste , il ne faut pas ^"étonner Si , dans ce

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