I. yçjrcz ci-coi^tre, page a3i
a. Idem le itàppôrt précédent.
{Notes de l'Editeur.)
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qu'une partie des maux qui la déchirent; et j'en appelle aux Représentans qui entretiennent des correspondances dans les départemens; j'en appelle aux citoyens qui voient se développer chaque jour le plan de diffamation conçu contre la Représentation nationale.
Je n'ignore pas quel est le déchaînement avec lequel, depuis quelques jours, on m'adresse personnellement, et des injures et des reproches; avec lequel on cherche à m'isoler de vos comités réunis.
Plusieurs voix : De la Convention. .
Je me contenterai en ce moment de nommer le^ terroristes f les partisans de la tyrannie y qui se sont élevés contre le système de diffamation suivi contre vous dès le commencement de votre session.
Quels sont ces hommes qui, en respectant la liberté de la presse , ont voulu des lois répressives contre les calomniateurs? J'ouvre les débats recueillis dans votre séance du i a décembre 1 79a. Certes , à cette époque , la Convention nationale était intégrale encore; et on ne dira pas que les hommes qui se plaignaient des pamphlets atroces répandus contre la Convention fussent des terroristes.
Plusieurs voix : Ces pamphlets étaient l'ouvrage de Marat et des Jacobins.
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Le a décembre, Manuel monte à la tribune: il s'élève contre les pamphlets orduriers distribués jusqu'aux portes de la salle, pamphlets contenant les injures les plus grossières contre la Conyenl;iQn; et il demande la punition des auteurs. Rid>aut, le respectable Rabaut, succède à Manuel. Tons deux ont été assassinés par la tyrannie, parce qu'ils n'avaient pas voulu la servir. Rabaut monte à la ti4})une, et y dévoile le plan de diffamation suivi contre la Convention nationale. <c Dès les premiers momens de cette Assemblée, dit-il, un projet aristocratique a été formé : on a voulu a^lir la Convention. On a dit : si la Constitution n^^t pas faite dans quinze jours , il faut chasser la Convention. On a dit encore qu'il fallait que les tribunes hissent assez vastes pour contenir quatre ou cinq mille spectateurs armés chacun de leur pierre , pour lapider le législateur qui ne voudrait pas le bonheur dn Peuple. »
Plusieurs voùc : C'est M^rat qui imprimait cela.... Rabaut dévoilait les horreurs des Jacob^s et le plan de la Montagne.
fiabaut continue : « Ces discours firent d'abord peu d'effet ; c^ondant, à la longue on s'est familîasisé à les entendre ; et c'est ginsi qu?on a marché à gt*ands pas à l'avilissemeiit Ae la Kepréseqtaticm nationale. On dit encore cpie , sous le gou*vernemeni républicain, ila «Fraqce ne pent être
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heureuse ; qu'elle ne peut Tétre qu'avec un maître; et qu un maître seul lui donnera du pain. »
Plusieurs 7)oix : C'est encore Marat qui écrivait cela.
Je laisse à la Convention le soin de rapprocher ces calomnies , ces diatribes de celles qu'on répand aujourd'hui. Deux jours après , le 4 décembre , Buzot accuse les ennemis de la Cooven* tion de répandre le bruit qu'il existe des Représentans qui veulent rétablir la Royauté ; et, prévoyant que 9 si Louis XYI périssait , un usurpateur ne manquerait pas de s'élever, il demande la peine de mort contre tout homme qui provoquera au rétablissement de la Royauté, sous quelque dénomination que ce soit. — L'Assemblée s'est levée à une très -grande majorité. — Montant seul réclame l'ordre du jour. ( On rit.) La proposition de Buzot fut décrétée. Certes, Citoyens, les hommes qui proposaient des mesures aussi sévères contre les diffamateurs de la Convention nationale, Buzot et Rabaut, n'étaient point des terroristes.
Je reviens à l'objet de la délibération. Je compare la liberté de la parole à celle de la presse : de même qu'il n'est pas permis à un citoyen d'en insulter un autre par ses discours , il ne peut être permis de le diffamer par ses écrits. La Convention ne doit pas permettre ce qu'un individu aurait droit de ne pas souffrir. L'individu aurait re-
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cours aux tribunaux : la Convention doit avoir aussi un recours et une garantie; et elle n'en a pas, si les accusateurs publics ne sont pas chargés de poursuivre ceux qui la diffament, ceux qui, sous un gouvernement républicain, provoquent au rétablissement de la Royauté. Je ne m'oppose pas cependant à ce que le Comité de Législation vous présente un projet de décret qui précise les cas dans lesquels la Représentation nationale aura été avilie.
Les membres qui avaient interrompu témoignent leur adhésion. — Les tribunes applaudissent.
Mais je prie la Convention d'être toujours en garde <;ontre les hommes dont le système *constant est de tout désorganiser pour rétablir im roi, pour rendre inutile lé sang versé des législateurs les plus fidèles et des plus braves guerriers.
On applaudît dans toutes les parties de la salle.
Quant à moi, je ne répondrai pas aux injures personnelles, aux sarcasmes dirigés contre moi, qu'on prend à tâche d'isoler des comités. Je souhaite que cette explication soit la dernière, me réservant de répondre d'une manière plus étendue ^Toh' revient à là charge.
La Gonve^dpif '|»a^ à l'ordm du jour sur la pétitioB de la section du IVont-BlanC.
a38 CX)NVENTION NATIONALE.