SUR UNE ÉDITION DE BOILEAU
quelques observations de Voltaire. Il ne néglige pas des remarques de Le Brun, l'un de nos premiers lyriques, homme qui connaissait par&ilement notre langue , et surtout notre langue poé* tique. C'est dans ce goût que tous les das^ques français devraient être commentés. Le Catias de Saint-BIarc, de Bois-Germain, de Bret, £itigue le lecteur, et lui donne trop peu d'instruction. Corneille était le seul peut-être qui pût fournir un ample commentaire , et Voltaire le seul qui eût le talent et le droit de l'écrire ainsL Pour Racine, La Fontaine , Pascal , Bossuet , Fénélon , il ne £suidrait que des notes concises, indiquant les imitations que renferment leurs ouvrages, les expressions, les tournures nouvelles dont ils ont enrichi la langue, «t jusqu'aux fautes qui leur sont échappées. Boileau lui-même avait proposé des travaux de ce genre à l'Académie firançaise , ainsi que nous apprend d'Olivet ; et Voltaire a renouvelé cette proposition, comme on le voit par ses lettres à Duclos. Espérons qu'un jour leur vœu sera rempli; ces travaux seraient d'une utilité plus réelle que d'autres occupations auxquelles la routine et la paresse attachent depuis un âècle une importance «xagérée.
SUR UNE EDITION
DES CMÎUYRES